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Hier, aujourd'hui et demain. Surtout maintenant, il y a trop de questions qui se posent, que vous soyez juriste, professionnel en RH, HSE ou en fiscalité & finance.

Se dirige-t-on tout de même vers un Brexit dur ?

Après le départ de Theresa May, on se dirige plus que jamais vers un 'no deal' ou un Brexit dur. Cependant, quelle que soit la manière dont les Britanniques quitteront l'UE, si vous pouvez cocher les 5 cases de la to do list ci-dessous, vous êtes fin prêt(e) pour tous les scénarios.

1. Demandez un numéro EORI

Vous avez besoin d’un numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification) pour commercer avec les pays hors UE. Ce numéro se base sur votre numéro d’entreprise et peut être demandé à l’Administration générale des Douanes et Accises.

Conseil : Il faut habituellement 48 heures pour obtenir un numéro EORI. Mais avec le Brexit qui s’annonce, cela pourrait prendre plus de temps. Ne tardez donc pas à introduire votre demande !

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2. Vérifiez si vous êtes en possession des bonnes licences (d’exportation)

Toute personne exportant des marchandises vers le Royaume-Uni devra se soumettre à de nouvelles formalités douanières. Pour certains types de marchandises, vous devrez également joindre une licence d’exportation à la déclaration d’importation britannique, ou des certificats d’exportation pourraient être requis. Heureusement, la liste modifiée des marchandises et produits est courte.

3. Déterminez si vous devez vous prémunir contre les risques de change

En raison du Brexit, la livre sterling est devenue plus volatile, ce qui veut dire que vous pourriez être confronté(e) à des risques de change plus importants. Heureusement, vous pouvez y faire face de diverses façons. Négociez par exemple des contrats en euros avec vos clients britanniques. Ou essayez de prévoir une clause de variation de change, afin de pouvoir ajuster vos prix.

Conseil : Si rien de tout cela n’est possible, vérifiez auprès de votre banque si un contrat à terme ou d’autres instruments financiers sont nécessaires. N’oubliez pas d’inclure les risques de change dans votre analyse de flux de trésorerie !

4. Établissez un plan de répartition pour le transport

De très nombreuses entreprises craignent de ne plus pouvoir livrer leurs clients britanniques à temps en empruntant le tunnel sous la Manche ou au départ de Calais. À juste titre. Mieux vaut donc répartir autant que possible le transport de vos marchandises et utiliser d’autres moyens de transport ou d’autres ports tels que celui de Zeebrugge.

Conseil : L’autorité portuaire de Zeebrugge construit une plateforme digitale, qui convertit automatiquement les documents belges d’exportation de marchandises en documents d’importation britanniques correspondants pendant la traversée vers le Royaume-Uni. Vous gagnez ainsi du temps et de l’énergie !

5. Vérifiez vos contrats

Vérifiez si vos contrats sont ‘Brexit proof’. Pensez par exemple à la zone territoriale couverte par les contrats d’achat, de distribution, de franchise, de licence ou d’assurance. Vérifiez également les dispositions des contrats financiers, comme les devises de règlement, les accords financiers et autres dispositions.

Conseil : Prévoyez déjà maintenant la révision de vos contrats avec vos partenaires avant l’entrée en vigueur du Brexit. Sans contraintes de temps, les négociations seront plus constructives.

N’oubliez donc pas de saisir les opportunités que le Brexit pourrait créer. Un exemple : vous avez des concurrents britanniques dans l’UE ? En fonction des futurs accords commerciaux entre l’UE et le Royaume-Uni, ils pourraient se heurter à des obstacles commerciaux. Ce qui peut vous donner l’occasion de leur reprendre des parts de marché !

Source : Flanders Investment and Trade